Lorsque les ingénieurs de GSea Design ont vu passer sur leurs fils d’actu le projet Manta* de l’association The SeaCleaners, forcément, ça a fait « tilt ». Ces Lorientais ont tous la passion de la mer, du surf ou de la voile ; et la pollution en mer, ils la constatent chaque fois qu’ils se jettent à l’eau, entre deux sessions de calculs. « Manta est une très belle initiative pour l’écologie », note Damien, le responsable du bureau d’études plans. Rapidement, le passionné de voile laisse la place à l’architecte naval quand il s’agit de décortiquer la mise en œuvre d’un engin aussi novateur que Manta…

« Déjà, un quadrimaran sort de l’ordinaire, il aura un comportement différent de ce que l’on connaît actuellement. Ce serait intéressant de l’analyser. Les mâts autoportés, on connaît, on sait faire, mais ceux-là culminent quand-même à 61 mètres (ndlr, GSea Design a fait des pré-études pour des mâts culminants à 115m)… Enfin, les éoliennes verticales sont un défi séduisant, sur lequel nous avons déjà travaillé ».

GSea Design a notamment effectué un check sur les éoliennes verticales d’Energy Observer et testé deux nouvelles méthodes de propulsion à bord de l’ex-Planet Solar, aujourd’hui Race for Water, ce bateau couvert de panneaux solaires. « Nous avons travaillé sur le stockage de l’hydrogène servant à alimenter un moteur électrique et nous avons dessiné un mât de lancement et des points d’accroche pour une propulsion par kite ».
Le double défi, écologique et technologique ouvre des perspectives infinies pour les ingénieurs de GSea Design.

A propos de Manta
[* : Manta devrait être le premier bateau autonome capable de collecter les déchets sur toutes les mers du monde et dans les estuaires. Il dispose de quatre coques et de quatre voiles rigides. Manta est doté de technologies innovantes en matière de production d’énergie propre. Il pourrait naviguer en 2022.]