[THE PLACE TO WORK] Des bureaux à l’image de ceux qui y travaillent

Ici c’est un repaire de têtes bien faites, pas de celles dont l’ambition se limite à faire des calculs les yeux rivés à un écran. Non, chez GSea Design, les ingénieurs explorent, défrichent, inventent… et surfent. Alors pour entretenir cette énergie, Denis Gléhen, CEO, a imaginé des bureaux « à l’image de ceux qui bossent dedans. »

On entre par le garage ; à droite, des surfs sur un rack, des vélos high tech ; à gauche, un atelier pour bricoler ses jouets. « Le matin quand j’arrive, je me sens chez moi. OK nous sommes au boulot, mais nous passons ici plus de temps que chez nous ! ». C’est le constat qui a guidé les choix de Denis Gléhen. « Ici, la moyenne d’âge doit tourner autour de 30 ans. Certains salariés vont surfer avant de venir bosser. Ils peuvent laisser leur matériel ici, rincer leurs combis et prendre une douche ».

Espace et lumière

Il y a deux ans, en réunissant les équipes de Lorient et Brest, Denis a cherché un nouveau lieu, spacieux, lumineux et facile d’accès. Il a trouvé ce bâtiment industriel rue Jules Guesde et a défini les priorités, dictées par le bien-être. Autour d’un open space au centre duquel la lumière plonge sur une table de réunion en mode « stand-up meeting », les murs sont le support d’expositions éphémères. La salle de réunion minimaliste invite 12 personnes maximum autour d’une grande table haute ; les serveurs préparent l’avenir en silence dans une pièce dédiée. Ici et là roulent quelques ballons de pilates entre des bureaux à hauteur réglables. Les matériaux sont simples et bruts.

Dans la cuisine c’est l’effervescence à l’heure de pointe. Ici on aime cuisiner ; pas question de s’infliger chaque jour un sandwich. La cuisine, à faire baver d’envie les chefs des restaurants du bout de la rue, est équipée de plaques à induction, de deux grands éviers, un vrai four, deux micro-ondes et un plan de travail géant. L’îlot central crée une indéniable convivialité ; on discute boulot (ou hauteur de vagues) en ciselant du basilic…

Salle de repos

Petite fatigue après plusieurs heures de calcul ? Besoin de faire le vide pour résoudre un problème ? Au dernier étage, trois salles de repos équipées chacune d’un bean bag, d’une box et d’une TV permettent de s’isoler pour fermer un œil.

L’espace salle de bain est équipé d’un sauna et d’une vraie grande douche à la déco soignée. « J’aime le minimalisme. Moins il y a d’objets, plus chacun d’eux est mis en valeur. Tout ce qui ne sert à rien n’entre pas ici ». Enfin, une terrasse à l’esprit australien, avec grand barbecue et salon de jardin, attend impatiemment ses palmiers pour des moments d’échanges conviviaux. Coming soon...

Mais alors, a-t-on encore envie de rentrer chez soi ? « Oui, parce qu’ici nous sommes dans un lieu commun, adapté à tous mais pas à chacun… »

Retrouvez l'article du Télégramme sur nos locaux ici >>


[SAILING] Cas de chargements extrêmes : l’expertise croisière

GSea Design développe son expertise dans le secteur de la croisière. Un transfert de compétences logique des bateaux de course vers les bateaux de plaisance ? Pas vraiment. Si les deux catégories ont des similitudes sur photos, la comparaison s’arrête là dès lors qu’il s’agit de calculs de structure. Maeg, ingénieure, a travaillé huit ans au sein d’un organisme de certification des bateaux de plaisance, avant de mettre son expertise au service de GSea Design.

Sur l’eau, deux mondes parallèles se côtoient mais les passerelles tendent à se raréfier entre les voiliers de course au large et de croisière. Les premiers, prototypes, utilisent largement le carbone, se mettent à voler et visent toujours davantage de performance quitte à sacrifier totalement le confort. Les seconds, fabriqués en série, construit en sandwich verre, privilégient désormais tout ce dont la course au large s’est affranchie : une extrême stabilité, un équipement « mieux qu’à la maison », des ouvertures de plus en plus larges dans toutes les cloisons pour offrir des vues à 360°.
« Nous travaillons sur tout types de plateforme de croisière, monocoque mais aussi notamment sur des catamarans. Les cahiers des charges privilégient l’ergonomie et la structure doit s’adapter. Ils évoluent vers davantage d’ouvertures : des hublots partout, des baies vitrées. Ces bateaux sont dotés de cuisines équipées, de salles de bain et les cas de chargement étudiés sont extrêmes. Nous travaillons principalement sur les « déformés », assez importants en multicoque. Quand les coques travaillent, il faut que les baies vitrées continuent de se fermer correctement ! La raideur de la structure est primordiale. »

GSea Design utilise tous les règlements édités par les organismes de certification du type ICNN ou Bureau Véritas, avec lesquels les ingénieurs lorientais collaborent régulièrement pour affiner ces textes.

En parallèle des monocoques et multicoques « classique », une nouvelle catégorie de bateaux dits « croisière » voit le jour. GSea Design s’est notamment impliqué dans les études des bateaux rapides à foils comme le « Foiler » construit par le chantier ENATA ainsi que les fameuses Sea Bubbles !


[Life @GSea] Yacht Racing Forum : comprendre, pour écrire le futur…

Chaque année, le Yacht Racing Forum est the place to be pour décrypter l’avenir de la course au large, tant en termes de développement économique que technologique. Sur ce dernier point, GSea Design est un interlocuteur incontournable et deux de ses ingénieurs ont été invités à s’y exprimer. Pour la première fois, GSea Design joue à domicile, dans la Sailing Valley... lorientaise.

« Les appendices et notamment les foils ne sont plus l’avenir de la course au large. Ils sont le présent. » Maël, premier intervenant, campe le décor. « L’avenir sera de gagner en performance donc en compréhension. Il faudra développer les datas embarquées, analyser et alors on pourra concevoir des bateaux auto stables. »
GSea Design travaille déjà sur les datas récupérées grâce à des capteurs qui habillent l’ensemble du foil. Le logiciel Recala, mis au point par l’équipe lorientaise, est capable d’analyser la déformation du foil, dans ses trois dimensions, de mesurer l’effort qu’il subit en termes de charges. Bientôt, ces données pourraient être accessibles en live par les équipages eux-mêmes, en navigation.
Maël s’exprimera également sur Sofia, le logiciel développé par GSea Design pour optimiser les appendices. « Ce logiciel est lié à une importante recherche sur les foils et l’objectif est d’optimiser l’appendice pour obtenir la déformée finale que l’on souhaite réellement. »

Plus haut, plus vite…

Joseph interviendra sur un sujet plus généraliste qui, s’il est familier de la Sailing Valley, l’est beaucoup moins à l’échelle internationale : le développement des Ultims. Jusqu’où iront-ils ? « En termes géographiques ils vont déjà très loin puisqu’ils font le tour du monde. En navigation, on ne connaît pas encore leurs limites. Aujourd’hui, nous travaillons sur la sécurité. Des bateaux plus sûrs sont le préalable à tout nouveau gain en performance. L’asservissement permettant un meilleur contrôle du foil conduira les bateaux plus haut, plus vite », assure Joseph.

[Le Yacht Racing Forum, qui se tiendra pour la première fois à Lorient (après le Danemark, Malte ou Genève), est le rendez-vous majeur des acteurs de la voile de compétition. Ainsi chaque année, il se décline en deux grands axes sur lesquels les meilleures compétences mondiales prennent la parole : d’une part le business et le marketing ; d’autre part le design et la technologie.
Au Palais des Congrès et à la Cité de la Voile, à Lorient, les 22 et 23 octobre.]
Site internet du Yacht Racing Forum ici >>


[Composite] Train d’atterrissage : GSea Design sur le tarmac !

Ne jamais se contenter de ce que l’on sait faire… C’est avec un réel enthousiasme que Gsea Design a répondu à la demande très particulière de Bernard Stervinou, ex-professeur en mise en œuvre de matériaux composites à l’Université de Brest : étudier la faisabilité d’un train d’atterrissage d’avion en composites…

Les ingénieurs de GSea Design n’avaient encore jamais travaillé sur cette problématique ambitieuse, aux contraintes qui ne leur étaient pas familières. Mais l’innovation portée par Nijal, le projet d’avion composite que Bernard Stervinou menait depuis plusieurs années avec ses étudiants, allié à l’opportunité de découvrir un nouveau monde, a conduit les équipes de GSea Design sur le tarmac !

« Le train d’atterrissage est une pièce structurelle importante de l’avion, composée d’une poutre en flexion et dont la problématique majeure était l’amortissement », résume An, en charge de l’étude chez GSea Design. « Quand le train se charge, il existe également un risque de délaminage. Ces problématiques ne sont finalement pas très éloignées de celles d’un foil dont on attend les mêmes qualités. »

Pour mener à bien l’étude les équipes de Gsea Design ont dû adapter leur méthodes et outils. Pour dimensionner la structure à 80 %, An a d’abord utilisé Ophelia, l’outil home-made de calcul et de simulation numérique. « Nous avons levé les dernières incertitudes en réalisant de petits modèles locaux sur Femap/Nastran ».

Adepte insatiable des transferts de technologie, GSea Design compte bien trouver de nouveaux champs d’application. « Nous avons échangé avec la DGAC* et nous sommes à jour sur les normes aéronautiques, notamment la CS-VLA**. Nous aimerions désormais nous diversifier dans ce domaine. »

[Nijal (voler, en breton) est le nom de l’avion conçu et financé par Bernard Stervinou avec l’aide d’industriels. Depuis 2008 des promotions successives de l’IUT où il enseignait ont profité des nombreux développements innovants sur les matériaux composites. Actuellement en phase d’assemblage, l’avion devrait voler sans tarder.]

* Direction Générale de l’Aviation Civile
** Certification Specification of Very Light Aeroplane


[Sailing] SeaBubbles ou repenser le transport urbain

Bienvenue dans le monde de demain ! Il se prépare aujourd’hui et GSea Design figure parmi ses défricheurs. Grâce à SeaBubbles, demain, les taxis voleront sur l’eau, sans bruit, sans vague et sans émettre de particules fines.

Ce n’est plus de la science-fiction puisque les prototypes SeaBubbles sont en passe de devenir une série que l’on verra prochainement naviguer sur la Seine, les lacs ou les rivières. Habituée aux calculs sur les prototypes de course, l’équipe de GSea Design a dû prendre en compte de nouvelles contraintes pour travailler sur la pré-étude.
« Nous avons évalué la masse de chaque élément composite du SeaBubbles. Notre priorité est d’alléger au maximum sans sacrifier à la fiabilité de la structure. » souligne Maeg Lehoux a qui a été confiée la pré-étude. « SeaBubbles sera soumis à une utilisation intensive en France et à l’étranger. Il devra donc satisfaire aux normes et réglementation inhérentes aux transports des passagers. La fabrication en série et ses contraintes économiques impose des méthodes de production adaptées qui ne sont pas encore arrêtées. Tout est encore possible ! »

Avant de mener une étude plus poussée, visant notamment à optimiser la conception, Maeg ne cache pas son engagement : « C’est valorisant de participer à un projet aussi innovant ! Les cours d’eau sont encore trop peu utilisés et ce nouveau type de transport est une solution possible aux problèmes de congestion des grandes villes. »

A propos de SeaBubbles

[SeaBubbles a été imaginé par Alain Thébault, à l’origine de l’Hydroptère, premier bateau volant, et Anders Bringdal, ancien double champion du monde de planche à voile, et devrait devenir le premier engin de transport urbain 100% électrique réunissant trois qualités : pas de vagues, pas de bruit, pas d’émissions de CO2. La construction en série pourrait débuter courant 2019. Objectif : équiper 30 villes d’ici cinq ans.]

Plus d'infos sur www.seabubbles.com


[Data] Les défis de la transformation digitale : KIRIKO, the Quick Rig Computation

Cette année, entre la transformation digitale et le RGPD, la technologie fait partie intégrante de la vie quotidienne de GSea Design. Les outils numériques, historiquement destinés au cœur d’activité de la société deviennent un facteur central de communication avec nos clients. GSea Design a entamé depuis un an une volonté de transformer ses outils et de diffuser certains de ses outils à ses clients. Après quelques mois de développement, KIRIKO est le premier outil que nous dévoilons aujourd’hui.

KIRIKO, pour QUIck RIg COmputation, est comme son nom l’indique un outil de dimensionnement qui nous permet de vous répondre sur vos demandes de devis de poids pour les mâts, dans un souci de réactivité.

Cette application est disponible en ligne ici >>

Après acceptation de votre demande d’inscription, vous aurez accès à l’interface suivante :

 

Cette page web vous permettra de sélectionner les caractéristiques de votre demande : type de mât (BDF, Aile, Losange…), le type de bateau, les détails de construction et les différentes données nécessaires au dimensionnement de la demande.

Les données dont vous disposerons seront les suivantes :

  • Estimatif de masse du tube avec renforts
  • Caractéristiques des câbles (EA et charge)
  • Géométrie de moule envisageable

[Sailing] Ecologie, technologie, double défi

Lorsque les ingénieurs de GSea Design ont vu passer sur leurs fils d’actu le projet Manta* de l’association The SeaCleaners, forcément, ça a fait « tilt ». Ces Lorientais ont tous la passion de la mer, du surf ou de la voile ; et la pollution en mer, ils la constatent chaque fois qu’ils se jettent à l’eau, entre deux sessions de calculs. « Manta est une très belle initiative pour l’écologie », note Damien, le responsable du bureau d’études plans. Rapidement, le passionné de voile laisse la place à l’architecte naval quand il s’agit de décortiquer la mise en œuvre d’un engin aussi novateur que Manta…

« Déjà, un quadrimaran sort de l’ordinaire, il aura un comportement différent de ce que l’on connaît actuellement. Ce serait intéressant de l’analyser. Les mâts autoportés, on connaît, on sait faire, mais ceux-là culminent quand-même à 61 mètres (ndlr, GSea Design a fait des pré-études pour des mâts culminants à 115m)… Enfin, les éoliennes verticales sont un défi séduisant, sur lequel nous avons déjà travaillé ».

GSea Design a notamment effectué un check sur les éoliennes verticales d’Energy Observer et testé deux nouvelles méthodes de propulsion à bord de l’ex-Planet Solar, aujourd’hui Race for Water, ce bateau couvert de panneaux solaires. « Nous avons travaillé sur le stockage de l’hydrogène servant à alimenter un moteur électrique et nous avons dessiné un mât de lancement et des points d’accroche pour une propulsion par kite ».
Le double défi, écologique et technologique ouvre des perspectives infinies pour les ingénieurs de GSea Design.

A propos de Manta
[* : Manta devrait être le premier bateau autonome capable de collecter les déchets sur toutes les mers du monde et dans les estuaires. Il dispose de quatre coques et de quatre voiles rigides. Manta est doté de technologies innovantes en matière de production d’énergie propre. Il pourrait naviguer en 2022.]